jeudi 7 février 2019

Analyse/Réflexion/Témoinage

LIST: a dangerous monopoly

One of the main reasons given by the government to merge both CRP Lippmann and CRP Tudor was to reach “critical mass” in research areas that were covered by both centres. Theoretically, it made sense, but left open the possibility of creating a monopoly, which is not necessarily a growth fostering situation. I cannot say for sure for the material sciences and IT departments, but as far as the environmental sciences at LIST are concerned, it has sadly turned out this way. There is within the ERIN management a extremely strong tendency to establish and expand its monopoly over environmental research, and after the disappearance of the two separate entities that were the CRPs, this is bad news. I will explain why.
Firstly, one has to understand that the energy propelling the ERIN management is at its core the

jeudi 31 janvier 2019

La Gazette aurait pu l'écrire...

"Although LIST has not yet developed into a smoothly running RTO yet, the peer review committee is of the opinion that the decision to form LIST was right decision from the Luxembourg state perspective and the added value starts to be realised."

En langage de tous les jours: l'idée de fusion émanant du centre Tudor était bonne, la mise en oeuvre plutôt nulle. 

La recherche ne se gère pas comme une armée secrète

« Les responsables n’avaient manifestement rien appris d’une autre fusion chaotique en ses débuts, celle des quatre établissements d’enseignement supérieur en 2003. de nombreux dégâts collatéraux auraient pu être évités dans les deux cas. Sachez Messieurs que la recherche ne se gère pas comme une armée secrète. En lâchant vos hommes de main, vous avez blessé les personnes et porté atteinte aux acquis les plus précieux.
Dans les deux cas on retrouve une loi universelle. La manie du secret, le mépris affiché des collaborateurs, l’étouffement de toute discussion critique et l’absence d’adhésion qui en résulte sont absolument contraires à une bonne gestion de la recherche publique. Et l’inverse est vrai aussi. La loi de 1987 a été précédée par deux années de discussions contradictoires et de disputes politiques parfois vives, elle a tenue la route pendant près de trois décennies et produit de nombreux effets bénéfiques. »  


dimanche 20 janvier 2019

Les Borgia à Belval

La Gazette vient de recevoir un premier commentaire sur notre article "Bienvenue au Pays des Luxos". Dans cet appel au secours  rédigé par un chercheur du LIST, l'auteur affirme que Mr Reinig à rempilé  pour un nouveau mandat de HRD ad intérim, ceci à quelques jours de l'arrivée du nouveau CEO Thomas Kallstenius. Erreur ou mauvaise blague? Vérification faite sur le site web du LIST, je dois me rendre à l'évidence. On y trouve la confirmation du double mandat ad intérim de Mr Reinig. Cela n'arrive qu'au pays des Luxos.









"Fernand Reinig avait été nommé Chief Operating Officer (COO) au LIST en janvier 2015. Au départ de Barbara Ditzler, licenciée en mars 2015 probablement par Pitsch et Reinig, le CA nomme ce dernier directeur du personnel (CHRO) et supprime la fonction de COO" (voir "Les faits qui ont marqué les cinq années de crises  2/2". Pour se cramponner à la direction LIST, Fernand Reinig accepte de se reconvertir en directeur des ressources humaines et de succéder à Barbara Ditzler. Mr Reinig est nommé CHRO du LIST. Sa seule qualification pour ce poste fut celle de gestionnaire de matricules au CRP Lippmann. Cette première nomination fut d'ailleurs vertement critiquée par Raymond Schadeck dans une interview donnée à Paperjam en octobre 2016. A l'époque, il était président de Luxinnovation. Le 11 octobre 2016, Gabriel Crean CEO du LIST est viré comme un malpropre. Mr Reinig prend sa place avec la mention "ad interim". Même processus qu'avec Barbara Ditzler en 2015. Reinig élimine, Reinig prend la place. Il recrute une nouvelle CHRO qui est démissionnée fin 2018.
Rebelote il y a quelques jours. Reinig récupère le poste de la personne éliminée. Le bon docteur Reinig cumule à nouveau le poste de CEO avec celui de CHRO, rebaptisé HRD pour l'occasion. C'est comme le parcours inverse de la lumière: CHRO qui empoisonne le climat de travail au LIST, CEO chargé par le CA d'éteindre les feux qu'il a allumés, puis HRD. 

Le "short term CEO" du LIST pourra booster son HRD avec la bienveillante attention de  Mr George Bourscheid, Monsieur Top Ten, responsable de toutes les turpitudes depuis 2012, et en premier lieu de la  fusion tellement réussie que le monde entier nous l'envie. Selon les rumeurs, l'évaluation du LIST 2014-2017 réalisée par un panel d'experts internationaux serait plutôt catastrophique pour Bourscheid et Reinig. Ceci semble être confirmé par la gesticulation et l'attitude agressive de Mr Reinig qui s'en est pris violemment aux auteurs de l'évaluation lors d'une réunion plénière du personnel du LIST, sans respecter la confidentialité du draft. Seraient-ils jaloux ces experts des montants d'argent facile alloués et accumulés au LIST? MM. Bourscheid et Reinig devraient engager un bras de fer avec les évaluateurs et rédiger eux-mêmes la version finale de l'évaluation.

Une question dérangeante doit être posée à Mr Bourscheid. Y avait-t-il vraiment urgence pour nommer un HDR ad intérim encombrant à quelques jours de l'arrivée du nouveau CEO, alors que le poste de directeur financier est vacant depuis octobre 2016 ? 

Claude Wehenkel



jeudi 10 novembre 2016

A lire ou à relire (1)

Chers lecteurs, chers collègues et amis,


J’estime qu’à l’heure actuelle, tout a été dit au sujet du LIST, mais tout ne doit pas être oublié. Nous avons tous souffert, nous avons tous eu des pincements au coeur, les uns comme les autres, à l’intérieur comme à l’extérieur du LIST. Le LIST est un établissement public qui appartient à tous. Comme tout établissement public, il a des obligations de Qualité, de Transparence et « d’Accountability » par rapport à l’utilisation des deniers publics et des choix stratégiques. Ce sont quelques unes des bonnes pratiques qui ont existé dans le seul RTO du Luxembourg d’avant la fusion. Pratiques qu’il s’agira de rétablir.

lundi 7 novembre 2016

Les faits qui ont marqué les cinq années de crises 2/2

Partie 2: Un faux départ très luxembourgeois

Version DRAFT

Voilà bientôt 5 années gaspillées pour une fusion ratée des deux centres de recherche publics (CRP Tudor et Lippmann) et un faux départ du LIST. Le départ de Gabriel Crean constitue un point culminant et visible de la crise permanente qui s’est installée au LIST. Ce choc a été vu par certains médias, d’autres continuent à passer sous silence ce qui se passe dans un établissement public de plus ou moins 700 employés, ce qui est énorme à l’échelle luxembourgeoise.
Claude Wehenkel

Résumons la première partie publiée le 17 octobre 2016. L’idée de fusionner les deux CRP ne date pas d’hier. Elle a été présentée en 2005 aux experts par le CRP Tudor pour le premier rapport OCDE sur l’innovation et la recherche au Luxembourg. Elle a été mentionnée publiquement par le CEO de Tudor lors de la présentation officielle du rapport en présence de presque tous les responsables politiques et institutionnels en mai 2006.

samedi 5 novembre 2016

23 août 2016: Crean et la délégation du personnel décident de saisir le SMT




La formulation de ce communiqué  est précise et claire. Cette initiative absolument justifiée aurait-elle contribué à précipiter la chute de Gabriel Crean? Qui aurait pu avoir intérêt à ce qu'on ne parle plus de cette initiative ? 
Pas de chance. Depuis que le mal-être au travail du LIST est divulguée dans le dossier du Quotidien du 27 octobre 2016, les survivants à la direction générale commencent à montrer des signes d'affolement et improvisent une ligne de défense tactique.
cw




Les brèves de la Gazette (début novembre 2016)

Samedi 5 novembre 2016 



vendredi 28 octobre 2016

A world class RTO, au secours!


De :CHRO/LIST

Envoyé par : xxxx/LIST
A : LIST-All@LIST
Date : Mercredi 13 Juillet 2016 14:07
Objet :
Introduction of an employee referral bonus programme // Introduction d’une prime de
cooptation

Dear colleagues,
As you all know, due to considerable success in engaging with public and private clients, we are in the process of accelerating recruitment at LIST. It goes without saying that in order to establish a world class RTO (sic!), we need to continue to identify and attract high level expertise. To that end, in order to involve all employees in this initiative, we have decided to introduce a new cooperative tool: an employee referral bonus programme. Such a programme proposes an incentive to existing employees to recommend a person in their network for a job in our company. The bonus has been fixed at €700 gross. Through this programme we wish to invite you to actively

jeudi 27 octobre 2016

Les brèves de la Gazette (fin octobre 2016)

Jeudi 27 octobre 2016 (1)la crise du LIST fait la "Une" du QUOTIDIEN qui publie en pages intérieures un dossier accablant. 

http://epaper.lequotidien.lu/EPaper/


Jeudi 27 octobre 2016(2): Il porte la parole de qui? 
Un certain Thomas Schoos "porte-parole du LIST" tente de minimiser la crise profonde qui secoue le LIST. Dans le dossier du Quotidien,Thomas Schoos qualifie la débandade au LIST de "Petites querelles entre collaborateurs". Un peu surréaliste, jeune homme! La gazette en profite pour lui demander quelques précisions. Comment a-t-il été recruté: après publication d'une ouverture de poste nouveau, par piston ou par un autre canal? Quand est-il entré en fonction au LIST? Quel a été le rôle du chef du personnel?
Pour l'ancienne responsable de la communication, une professionnelle de grande qualité, l'arrivée de ce "nouveau chef" ("Virun d'Nues gesaat") est la goutte qui a fait déborder le vase. Elle a quitté le LIST sans regrets...

Jeudi 27 octobre 2016 (3): Il parait que quelqu'un a supprimé les postes de directeur adjoint dans les départements de recherche? Si oui, on aimerait savoir pourquoi, quand, par qui? Est-ce en prévision d'une chute drastique des effectifs chercheurs?



Vendredi 28 octobre 2016: ...ce ne sont pas ceux qui ont été licenciés, démissionnés ou qui sont partis de leur plein gré qui posent problème, mais ceux qui sont restés...







Raymond Schadeck a certainement raison en soulignant le rôle primordial de la gestion des ressources humaines dans le processus de fusion. On pourrait ajouter que cela vaut aussi en période normale pour tout centre de recherche, il m'est souvent arrivé de le souligner. Dans le cas du LIST, il serait plus correct d'utiliser la notion de chef du personnel que celle de DRH. Par ailleurs, la crise du LIST ne se réduit pas au licenciement de Gabriel Crean. Il s'agit d'une longue chaîne d'erreurs de gouvernance, depuis la proposition de fusion formulée fin 2011 au CRP Tudor jusqu'à la démission du CEO du LIST. Durant ces cinq années, les responsables, jusqu'au plus haut niveau, sont restés insensibles à toute mise en garde. Pour remettre le LIST à flot, ce ne sont pas ceux qui ont été licenciés, démissionnés ou qui sont partis de leur plein gré qui posent problème, mais ceux qui sont restés. Ceux-ci sont définitivement disqualifiés pour analyser leurs propres fautes et pour sauver l'essentiel.


Samedi 29 octobre 2016 (2): au LIST on respecte les traditions, Halloween oblige.

"Event" trouvé tel quel sur le site du LIST.



Samedi 29 octobre 2016 (3) : concaténation de deux "event" du 07/09/2016 trouvés côte à côte sur le site du LIST.



Samedi 29 octobre 2016 (4) : le LIST, c'est "European Footprint", c'est "world class" et bientôt "top ten interplanétaire". Le tapage médiatique remplit le silence du vide...
  

mercredi 26 octobre 2016

Les faits qui ont marqué les cinq années de crises 1/2


Voilà bientôt 5 années gaspillées pour une fusion ratée des deux centres de recherche publics (CRP Tudor et Lippmann) et un faux départ du LIST. Le départ de Gabriel Crean est un point culminant de la crise permanente qui s’est installée chez le futur champion RTO sur le plan mondial sinon européen…

Pour commencer, voici les faits marquants des trois années passées à fusionner les deux CRP,  de fin 2011 au 31 décembre 2014. La deuxième partie de cet article sera consacrée au faux départ du LIST , du 1er janvier 2015 à maintenant. Elle sera publiée prochainement.


Claude Wehenkel


Partie 1:  Trois années de fusion ratée













Avant la fusion: Georges Bourscheid, président du conseil d’administration (CA) du CRP Tudor (2007-2014) et son directeur général Marc Lemmer (2009-2014). Le principe de la fusion est retenu par le CA de Tudor le 12 décembre 2011. 
Après des années de prospérité, le CRP Henri Tudor se retrouve en état de crise financière en 2011. Pour boucher les

lundi 17 octobre 2016

La crise atteint le niveau de la gouvernance publique: Question parlementaire du PCS

14.10.2016 

No der Demissioun vum Direkter vum LIST : 

Wat sinn d’Grënn an erfëllt de LIST seng Missiounen ?

Monsieur le Président,
Par la présente nous avons l’honneur de vous informer que conformément à l’article 80 du Règlement
de la Chambre des Députés, nous souhaiterions poser une question parlementaire à Monsieur le
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche relative au départ du directeur général du
Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST).
Dans un communiqué de presse relayé avant-hier par paperjam.lu, le conseil d’administration du LIST a
annoncé que Monsieur Gabriel Crean n’occupait plus le poste de CEO du LIST. Alors que Monsieur Crean n’était arrivé au LIST qu’en mai 2015, son départ a de quoi étonner.

C’est ainsi que nous aimerions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :
Selon Monsieur le Ministre, le LIST accomplit-il les missions qui lui sont dévolues de manière
satisfaisante ? A quel niveau le LIST doit-il faire des efforts ?
Le départ de Monsieur Crean était-il programmé ?
Quelles sont les raisons ayant motivé le départ de Monsieur Gabriel Crean du LIST? Son départ est-il
lié à des dissonances avec les membres du conseil d’administration du LIST? Quid de l’accord de
coopération qui a été signé cette semaine entre le LIST et le CEA Tech ?
Quand le personnel du LIST a-t-il été informé du départ de Monsieur Crean ?
Y a-t-il eu depuis le départ de Monsieur Crean du LIST d’autres changements au niveau du personnel
? Lesquels ?
La procédure de recrutement d’un nouveau directeur général a-t-elle déjà été lancée ?

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre parfaite considération.

Marc Spautz
Député

Martine Hansen

Députée

ARRÊTEZ LE MASSACRE !

ARRÊTEZ LE MASSACRE !

Le LIST s'enfonce dans la crise, une crise qui devrait toucher le niveau de la gouvernance politique de l'établissement public. Depuis son faux départ début 2015, le LIST est  le lieu de règlements de comptes personnels. A ce stade  et dans cette logique, le recherche de fusibles et de boucs émissaires sont à déconseiller vivement à ceux qui seraient tentés de le faire, à ceux qui nous gouvernent. Gare au piège à goudron!

L'enjeu public est la sauvegarde d'un bien commun construit pièce par pièce depuis 1987. 

De façon évidente, l'analyse de la crise et la recherche des responsables est indispensable, mais ne doit pas brouillez l'essentiel.

En fait, la crise du LIST prend ses racines en automne 2007, à l'occasion de la nomination du conseil d'administration du CRP Tudor. La Gazette tracera cette malheureuse histoire sous forme de feuilleton. Ce sera de la non fiction, documents à l'appui.

Dans l'immédiat, la Gazette concentrera toute son attention sur le recentrage du débat public sur l'essentiel. 

ARRÊTONS LE MASSACRE, AIDEZ-NOUS!                        

Claude Wehenkel